Proxy mobile IPv6/IPv4 en France : le dual-stack expliqué (IPv6 d’abord, IPv4 en secours)

Proxy 4G IPv6 en France : un smartphone avec carte SIM relié à deux flux de données IPv6 et IPv4 quittant la France, via un proxy mobile dual-stack.

Nous gérons un parc de cartes SIM Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom en France. Ce qui suit n’est pas de la théorie recopiée : ce sont les comportements IPv6 que nous mesurons nous-mêmes sur ces réseaux. Et ils ne collent pas toujours avec ce que raconte le marché du proxy.

Depuis un an, on vous vend le « proxy IPv6 » comme l’avenir du scraping et du multi-comptes. La réalité est plus nuancée. L’IPv6 tout seul est un piège, parce qu’environ deux tiers des sites web ne le supportent toujours pas. La bonne réponse, c’est le dual-stack : un proxy qui essaie l’IPv6 en premier, puis passe à l’IPv4 quand il le faut. Et c’est sur un réseau mobile 4G que ça marche le mieux. Ce guide explique ce qu’est un proxy IPv6, pourquoi l’IPv6 est si utile, quelles sont ses limites, et pourquoi la logique « IPv6 d’abord, IPv4 en secours » est la plus solide en 2026.


Qu’est-ce qu’un proxy IPv6 ?

Un proxy IPv6 est un serveur qui fait sortir votre trafic par une adresse IPv6, à la place de votre vraie adresse. Comme les adresses IPv6 existent en quantité presque illimitée, la plupart n’ont jamais servi. Vous partez donc avec une réputation neuve, au lieu d’hériter d’une adresse IPv4 recyclée et souvent déjà signalée.


IPv4 vs IPv6 : quelle différence pour un proxy ?

Une adresse IP identifie votre connexion sur Internet. Il en existe deux versions.

L’IPv4 est l’ancienne norme. C’est une adresse comme 192.0.2.34. Il n’en existe qu’environ 4,3 milliards. Avec des milliards d’appareils connectés, le stock est épuisé depuis des années. Du coup, les IPv4 sont rares, chères, et réutilisées en boucle. Beaucoup sont déjà « grillées » : les systèmes anti-bot les ont classées comme suspectes avant même que vous les utilisiez.

L’IPv6 est la norme moderne. C’est une adresse comme 2001:db8:42:1::1f. Le stock est énorme : environ 3,4 × 10³⁸ adresses, un nombre à 39 chiffres. En clair, il n’y a plus de pénurie. Il y a de quoi donner une adresse neuve, jamais utilisée, à chaque session.

Un proxy, c’est juste un intermédiaire : votre trafic sort par son IP au lieu de la vôtre. Un proxy IPv6 vous fait sortir par une adresse IPv6, un proxy IPv4 par une adresse IPv4.


Pourquoi l’IPv6 est si utile

L’IPv6, ce n’est pas juste « plus de chiffres ». Pour qui automatise, scrape ou gère plusieurs comptes, il apporte trois vrais avantages.

Des adresses propres, jamais grillées

Comme les IPv4 sont rares, on les réutilise sans cesse. L’IPv4 que vous louez a sûrement déjà servi à un spammeur ou à un bot avant vous. Les IPv6, elles, sont si nombreuses que la plupart n’ont jamais servi. Vous démarrez avec une réputation propre, pas avec le passé d’un inconnu.

Une vraie capacité de montée en charge, si on compte les bons blocs

Sur une seule plage IPv6 d’opérateur, un appareil mobile peut piocher dans un bloc énorme d’adresses. Là où l’IPv4 vous limite à quelques adresses partagées, l’IPv6 lève cette limite.

Mais il y a une nuance importante. La plupart des systèmes anti-abus, et Cloudflare l’explique noir sur blanc, comptent et bloquent l’IPv6 par bloc de /64, pas adresse par adresse. Or, sur un réseau mobile (norme 3GPP), un appareil reçoit un seul /64 (RFC 6459). Piocher des milliards d’adresses dans ce /64 ne vous donne donc pas des milliards d’identités : pour le site cible, ça reste un seul client. Ce qui compte vraiment, c’est le nombre de /64 différents auxquels vous accédez. Et sur mobile, ce nombre dépend du nombre de SIM et de sessions, pas du nombre d’adresses. C’est pour ça qu’un /48 IPv6 acheté en datacenter ne remplace pas un parc de vraies cartes SIM.

Un coût plus bas, mais attention à ce qu’on paie

Plus c’est abondant, moins c’est cher. Une IPv4 dédiée coûte cher. Une IPv6 coûte une fraction du prix. À volume égal, l’adresse IPv6 est la moins chère.

Attention quand même : l’économie porte sur l’adresse, pas sur la connexion. Une SIM 4G dédiée reste un vrai coût : abonnement opérateur, modem, hébergement. C’est justement ce qui sépare un proxy mobile d’un pool IPv6 datacenter à bas prix. Ce que vous payez, c’est l’accès à un vrai réseau d’opérateur, pas l’adresse.

Le problème, c’est que tout ça ne sert à rien si la cible n’accepte pas l’IPv6. Et c’est justement le point faible de l’IPv6 seul.


Ce que l’IPv6 ne règle pas

La plupart des guides s’arrêtent aux avantages. Pour un usage sérieux, il faut aussi connaître les limites, sinon vous les découvrez en pleine production.

Le blocage par sous-réseau : quand un /64 tombe en entier

On l’a vu plus haut : les systèmes anti-abus ne bloquent presque jamais une IPv6 toute seule (ce serait inutile, car les derniers chiffres de l’adresse se changent à volonté). Ils regroupent et bloquent par /64, parfois par /48. Un seul blocage peut donc couvrir des millions d’adresses d’un coup.

La bonne nouvelle, et c’est un point honnête : un /64 mobile ne dure pas. Il change à chaque reconnexion à l’opérateur. Un /64 de datacenter, lui, est fixe, donc facile à bloquer pour longtemps. Sur mobile, un blocage vous colle moins longtemps. Mais ne prenez pas ça pour une protection totale : à un instant donné, tout votre trafic dans le même /64 est vu comme un seul client.

La géolocalisation IPv6 est moins précise

Les bases de géolocalisation ont été construites d’abord pour l’IPv4. La carte de l’IPv6 progresse, mais elle reste plus grossière chez certains fournisseurs. Une IPv6 mobile française peut donc être située de façon moins précise qu’une IPv4 équivalente. Pour vérifier des annonces géolocalisées, testez cible par cible.

Les fuites DNS et WebRTC : l’IPv6 ne protège pas de tout

Sortir en IPv6 ne vous protège pas d’une fuite qui révèle votre vraie IP. Deux cas classiques : un résolveur DNS mal réglé qui interroge en clair depuis votre vrai réseau, et WebRTC dans le navigateur, qui peut montrer une adresse locale IPv6. Le proxy s’occupe du transport. Les fuites, elles, se règlent côté client.

Le fingerprint vous trahit avant votre IP

Enfin, l’IP n’est qu’un signal parmi d’autres. User-agent, résolution d’écran, polices, canvas, fuseau horaire : un « fingerprint » incohérent fait repérer un compte, même derrière une IPv6 mobile parfaite. Une IP propre est nécessaire, mais elle ne suffit pas.


Le piège de l’IPv6 seul

En 2026, l’IPv6 a passé un cap. Le 28 mars 2026, pour la première fois, plus de 50 % des utilisateurs mesurés par Google l’atteignaient en IPv6, contre 46 % un an plus tôt (Google IPv6 Statistics). Et la France est en tête : environ 73 % des connexions se font en IPv6, l’un des plus hauts taux au monde. C’est le mobile qui tire ce chiffre.

Attention à ne pas mélanger deux choses. Ces chiffres mesurent la part d’utilisateurs capables d’atteindre un service en IPv6. La part de sites joignables en IPv6 est bien plus basse : entre 31 % (W3Techs) et 38 % selon les mesures publiques. C’est ce deuxième chiffre qui vous concerne. Et c’est lui qui rend le dual-stack indispensable.

En clair : la plupart des sites ne sont accessibles qu’en IPv4. Sites vitrines, outils métier, e-commerce de taille moyenne, réseaux d’entreprise : beaucoup n’ont jamais activé l’IPv6. Si vous pointez un proxy 100 % IPv6 vers un de ces sites, la connexion échoue tout simplement.

Il y a une nuance, et elle joue pour vous. Certains vendeurs d’IPv6 « sèche » ajoutent un système (NAT64/DNS64) pour atteindre quand même les cibles IPv4. C’est d’ailleurs ce que font les opérateurs mobiles. Mais dans ce cas, votre trafic ressort par une IPv4 partagée qui appartient au fournisseur, en général une adresse de datacenter. Vous joignez la cible, mais vous perdez justement la propreté que vous cherchiez. Le dual-stack mobile, lui, vous fait sortir par l’IPv4 publique d’un opérateur grand public, partagée avec de vrais abonnés.

C’est pour ça qu’acheter de l’IPv6 « sèche » est un mauvais calcul. Vous payez moins cher, mais vous vous coupez des deux tiers du web. La solution n’est pas de choisir un camp. C’est d’avoir les deux.


Le dual-stack, requête par requête : ce qui se passe vraiment

Un paquet de données choisit d'abord le chemin IPv6, avec le chemin IPv4 disponible en secours juste en dessous.

Le dual-stack (double pile) veut dire que la connexion a en même temps une adresse IPv4 et une adresse IPv6. Un bon proxy dual-stack applique alors deux règles simples.

L’étape DNS : est-ce que la cible a une adresse IPv6 ?

Le choix se fait le plus souvent au moment de résoudre le nom du site, pas après un échec. Si la cible publie un enregistrement AAAA (son adresse IPv6), le trafic peut sortir en IPv6. Si elle n’a qu’un enregistrement A (IPv4), on utilise l’IPv4 directement, sans aucun délai.

Point important, et c’est la première cause d’un dual-stack qui ne se déclenche jamais : si le nom est résolu côté client au lieu du proxy, l’IPv6 ne sera jamais essayée. En pratique, utilisez socks5h:// (résolution DNS côté proxy) et non socks5:// (résolution côté client).

Happy Eyeballs (RFC 8305), en clair

Si l’IPv6 est annoncée mais ne répond pas, un bon proxy n’attend pas la fin du délai d’attente. Il suit le principe Happy Eyeballs v2 (RFC 8305) : il lance l’essai IPv4 en même temps, après un court délai de 250 ms, et garde la première connexion qui marche.

La différence est importante. Un vrai système « en file d’attente » attendrait l’échec complet de l’IPv6 avant d’essayer l’IPv4, soit plusieurs secondes. Le système « en parallèle » limite le retard à quelques centaines de millisecondes. Sur un gros scraping, c’est la différence entre un travail qui tient les délais et un travail qui plante.

Vous n’avez rien à régler à la main. Le choix se fait tout seul, site par site.

Schéma : un proxy mobile dual-stack essaie d'abord une sortie IPv6, puis bascule sur une IPv4 publique d'opérateur si le site cible ne gère que l'IPv4.

Côté IPv4, le mobile passe par le CGNAT de l’opérateur. La SIM porte une adresse privée partagée (plage 100.64.0.0/10, RFC 6598), mais l’adresse que voit le site cible est l’IPv4 publique de l’opérateur, partagée avec des milliers d’abonnés réels.


IPv6 sur les réseaux mobiles français : ce que font vraiment Orange, SFR, Free et Bouygues

Carte de France avec quatre antennes 4G et cartes SIM Orange, SFR, Free et Bouygues reliées à un serveur proxy central.

On arrive au cœur du sujet. Le dual-stack existe sur tous les types de proxy, mais c’est sur les réseaux mobiles 4G qu’il est le plus fort. Et le comportement change selon l’opérateur, ce que personne ne documente, parce que personne d’autre ne possède les SIM.

En France, ce sont les réseaux mobiles qui ont poussé l’IPv6 le plus loin. Nous avons testé nos propres proxys sur les quatre opérateurs. On a interrogé des cibles IPv4 seulement, puis des cibles IPv6 seulement, et on a lancé une rotation pour voir ce qui se passe. Le résultat est clair : sur les quatre, la sortie est vraiment dual-stack. On obtient une IPv4 publique d’opérateur et une IPv6 d’opérateur, les deux authentiques, les deux renouvelables à la demande. Ce qui change d’un opérateur à l’autre, c’est la famille utilisée par défaut.

Voici ce qu’on mesure sur notre propre parc (les adresses exactes restent réservées à nos clients) :

OpérateurASN de sortie mobileSortie IPv6 opérateurSortie IPv4 publiqueFamille par défautNouveau /64 au reset
OrangeAS3215ouiouiIPv6oui
Free MobileAS51207ouiouiIPv4oui
Bouygues TelecomAS5410ouiouiIPv6oui
SFRAS15557ouiouiIPv6oui

Deux choses à retenir. D’abord, la cible voit toujours une vraie IP grand public, jamais une adresse interne. Ensuite, chaque rotation change le /64 (à l’intérieur du /48 de l’opérateur). Comme les systèmes anti-abus comptent par /64, un reset vous place dans un nouveau groupe.

À notre connaissance, aucun autre fournisseur de proxy ne publie ces mesures, parce qu’aucun autre ne possède les SIM.

Des milliers d'abonnés mobiles partagent une même adresse IP publique via le CGNAT de l'opérateur.

En IPv4, c’est le partage qui vous protège. Côté IPv4, des centaines à des milliers de vrais abonnés partagent la même IP publique de l’opérateur (le CGNAT). C’est une force : votre trafic se mélange à celui d’abonnés réels, et un site ne peut pas bannir cette IP sans bloquer de vrais clients de l’opérateur. C’est ce qui rend une IPv4 mobile très coûteuse à bannir. La contrepartie : la réputation est partagée, et il n’y a pas de port entrant. C’est le fonctionnement normal d’une connexion mobile, pas un défaut.

En IPv6, c’est la rotation qui vous protège, pas le partage. Attention à une idée fausse répandue : contrairement à l’IPv4, votre préfixe /64 IPv6 n’est pas partagé en même temps avec d’autres abonnés. La norme mobile attribue un /64 dédié à chaque appareil. Un site peut donc techniquement bloquer un /64. Ce qui vous protège, c’est que ce /64 change à chaque reset : le blocage posé sur l’ancien /64 ne s’applique plus après reconnexion. Et si un site voulait bloquer plus large (un /48 entier), il toucherait de vrais clients de l’opérateur, ce qui l’en dissuade.

Le mot juste n’est jamais « impossible à bannir ». Une IP mobile est très coûteuse à bannir en IPv4, et le blocage ne dure pas en IPv6. Mais aucune IP ne vous rend invisible : les systèmes anti-bot regardent aussi l’empreinte TLS, l’ordre des en-têtes et le comportement. Une bonne réputation d’IP aide, elle ne remplace pas un comportement propre.

C’est exactement comme ça que marchent les proxys mobiles 4G français d’HexaProxy : de vraies cartes SIM sur les réseaux Orange, SFR, Free et Bouygues, avec les IPv6 et IPv4 vraiment attribuées par ces opérateurs.


Concrètement chez HexaProxy : cartes SIM réelles Orange, SFR, Free et Bouygues hébergées en France, sortie dual-stack par défaut, HTTP(S) et SOCKS5, bande passante illimitée, dashboard et API inclus. À partir de 5 €/jour, 49,90 €/mois sans engagement. Voir les offres →


Vérifier vous-même par où vous sortez

Un article qui répète que le trafic « sort en IPv6 » sans montrer comment le vérifier ne vaut pas grand-chose. Voici les tests à faire vous-même, avec de vrais outils gratuits.

Les trois tests

# 1. Voir l'IPv6 de sortie (si la cible et la route le permettent)
curl -x <votre_proxy> https://api64.ipify.org

# 2. Forcer la bascule IPv4 (cible IPv4 seulement)
curl -x <votre_proxy> https://api.ipify.org

# 3. Avant de croire que « le proxy ne sort pas en IPv6 » : vérifier que la CIBLE a une adresse IPv6
dig AAAA exemple-cible.com +short

Le troisième test évite le malentendu le plus fréquent : si la cible n’a pas d’adresse IPv6 (AAAA), aucun proxy au monde ne la joindra en IPv6. Ce n’est pas un défaut du proxy, c’est la cible qui n’a pas d’IPv6.

Exemple de sortie observée sur nos serveurs (adresses masquées, les plages exactes restent réservées à nos clients) :

$ curl -x <proxy_orange> https://api6.ipify.org
2a01:cb**:****:****:…        # IPv6 opérateur (Orange, AS3215)

$ curl -x <proxy_orange> https://api.ipify.org
92.184.**.**                 # IPv4 publique opérateur (Orange, AS3215)

Lire le résultat

  • Réponse en 2001:… ou 2a01:… : sortie IPv6 d’opérateur.
  • Réponse en 100.64.x à 100.127.x : IPv4 CGNAT d’opérateur. C’est normal, pas un défaut (RFC 6598).
  • Toute autre IPv4 publique inconnue : à signaler au support.

Contrôler les fuites

Testez test-ipv6.com dans un navigateur réglé sur le proxy. Vérifiez aussi le résolveur DNS utilisé et WebRTC : une fuite annule tout le bénéfice d’une sortie propre.


Contrôler la rotation : sticky, temporisée, à la demande

Le mode sticky, la rotation temporisée et le reset à la demande sont les trois points que tout acheteur de proxy mobile compare. Voici ce que fait notre service, et ce qu’on a vérifié nous-mêmes en testant nos proxys.

  • Session sticky. Par défaut, vous gardez la même IP de sortie tant que vous ne lancez pas de rotation. C’est idéal pour dérouler un parcours complet (connexion, panier, paiement) sur une identité stable. Nos tests le confirment : tant qu’on n’appelle pas de reset, l’IP de sortie ne bouge pas.
  • Rotation à la demande. Un appel API, un lien de reset ou un clic dans le dashboard force une nouvelle IP en quelques secondes, le temps que la SIM se reconnecte. On l’a vérifié : un reset change à la fois l’IPv4 publique et le préfixe IPv6 /64.
  • Rotation temporisée. Vous pouvez aussi laisser l’IP changer toute seule à intervalle régulier, sans rien faire.
  • Choix de la famille. Le mode de sortie se règle dans le dashboard : IPv4 seulement, IPv6 seulement, IPv4 en priorité (IPv4V6) ou IPv6 en priorité (IPv6V4).

Un point technique important : sur mobile, c’est l’opérateur qui donne les IP, pas le proxy. Une reconnexion vous donne une nouvelle IPv4 publique et un nouveau préfixe IPv6 dans le bloc de l’opérateur. La rotation est donc pilotée (c’est vous qui la lancez), mais les adresses restent 100 % authentiques et d’opérateur.

Côté intégration : HTTP, HTTPS et SOCKS5, connexion par identifiant et mot de passe, dashboard complet et API inclus.


Cas d’usage d’un proxy mobile dual-stack

Le dual-stack mobile change les choses selon votre usage.

  • Scraping à grande échelle : l’IPv6 gère le gros du trafic avec des adresses propres, l’IPv4 prend le relais sur les sites qui bloquent. Voir notre guide web scraping Python avec proxy 4G.
  • Gestion multi-comptes : chaque compte garde une empreinte réseau mobile stable et cohérente, ce qui évite les échecs de connexion et les vérifications à répétition.
  • Vérification publicitaire : contrôlez l’affichage réel des annonces depuis de vraies IP mobiles françaises, sur des cibles IPv6 comme IPv4.
  • Test d’applications : testez vos apps dans de vraies conditions de réseau mobile, IPv6 comprise. C’est le terrain qui révèle les adresses IPv4 écrites en dur dans le code, une cause fréquente de bugs et de refus à la validation App Store, invisibles depuis une connexion filaire.

Pour choisir entre les technologies, voir aussi proxy résidentiel vs proxy 4G mobile.


IPv4, IPv6 ou dual-stack : le comparatif

La réponse courte : le dual-stack, presque toujours.

CritèreIPv4 seulIPv6 seulDual-stack mobile
Compatibilité des ciblesÉlevéeFaible (deux tiers du web inaccessibles)Élevée
État des adressesRecyclées, souvent grilléesNeuvesNeuves (IPv6) + opérateur (IPv4)
Niveau des blocagesIP uniquePar /64Par /64 mais temporaire
Rotation sans changer de sortieLimitéeLimitéeOui (opérateur)
Derrière un NAT ?VariableNonOui (CGNAT, trafic mêlé à de vrais abonnés)
Coût par identité en plusÉlevéFaible mais trompeur (même /64)Réel (coût SIM), mais identités authentiques

Un proxy IPv4 seul est le plus compatible, il marche partout, mais il hérite des adresses recyclées et coûte plus cher à grande échelle. Un proxy IPv6 seul est propre et pas cher, mais il vous coupe des deux tiers du web. Un proxy dual-stack réunit les deux : la propreté et la capacité de l’IPv6 en priorité, la compatibilité de l’IPv4 en secours.

Soyons honnêtes quand même : si vos cibles ne bloquent rien et que vous téléchargez de gros volumes, un pool datacenter reste plus logique, et on vous le dira. Le mobile dual-stack sert quand vous vous heurtez à des blocages, pas pour de la bande passante brute.


FAQ : proxy IPv6 et dual-stack

Un proxy IPv6 est-il plus rapide qu’un proxy IPv4 ?

Pas forcément en débit brut. Mais l’IPv6 évite certaines étapes de traduction d’adresse (NAT) côté opérateur, ce qui peut réduire le temps de réponse sur les cibles compatibles. Elle évite aussi les limites de sessions du CGNAT : sur un scraping très intense, c’est souvent le NAT de l’opérateur qui sature en premier, pas la bande passante.

Toutes les cibles supportent-elles l’IPv6 ?

Non. En 2026, plus de 50 % des utilisateurs atteignent Google en IPv6, mais seule une minorité de sites (31 à 38 %) sont joignables en IPv6. C’est justement pour ça que le dual-stack (IPv6 d’abord, IPv4 en secours) est indispensable : il garantit que la connexion passe dans tous les cas.

Existe-t-il des proxys IPv6 gratuits ?

On en trouve, mais ils sont inutilisables pour un usage sérieux : adresses déjà grillées, pas de secours IPv4, aucune garantie de disponibilité, et souvent partagés par des milliers d’inconnus. Pour du vrai travail, une IPv6 mobile donnée par un opérateur reste la seule option crédible.

Un proxy IPv6 fonctionne-t-il en SOCKS5 ?

Oui. Nos proxys proposent HTTP, HTTPS et SOCKS5. Pensez à utiliser socks5h:// pour que la résolution DNS se fasse côté proxy. Sinon, l’IPv6 de la cible n’est jamais essayée.

Quelle IP la cible voit-elle exactement ?

Une IPv4 publique de l’opérateur (Orange, SFR, Free ou Bouygues), ou une IPv6 d’opérateur, selon le mode choisi. Jamais une adresse privée. On l’a vérifié sur les quatre réseaux : la sortie est une vraie IP grand public, partagée avec de vrais abonnés.

À quelle fréquence l’IP change-t-elle ?

C’est vous qui décidez : sticky par défaut, rotation à la demande via API, lien de reset ou dashboard (quelques secondes), ou rotation automatique à intervalle. Un reset change à la fois l’IPv4 publique et le préfixe IPv6 (/64). Sans action de votre part, l’IP reste stable.

Puis-je forcer l’IPv4 ou l’IPv6 pour une cible précise ?

Oui. Le mode de sortie se règle dans le dashboard : IPv4 seulement, IPv6 seulement, IPv4 en priorité (IPv4V6) ou IPv6 en priorité (IPv6V4). Par défaut, le proxy choisit le meilleur protocole cible par cible. Mais si vous voulez forcer l’IPv6 pour profiter des adresses neuves, ou forcer l’IPv4 pour un site difficile, vous le faites en un clic.

HexaProxy attribue-t-il les adresses IPv6 et IPv4 ?

Non. Les adresses sont données par l’opérateur mobile (Orange, SFR, Free, Bouygues) via ses réseaux 4G et son CGNAT. HexaProxy fait passer votre trafic par de vraies connexions mobiles. Les IP restent 100 % authentiques et d’opérateur.

Pourquoi payer plus cher qu’un proxy datacenter ?

Parce que ce n’est pas la même chose. Un proxy datacenter est parfait tant que vos cibles ne bloquent rien. Dès qu’elles filtrent, vous perdez en requêtes échouées ce que vous avez économisé sur le prix. Le mobile se juge au coût par requête réussie, pas au prix affiché. Et si vos cibles ne bloquent rien, le datacenter reste le bon choix, on vous le dira.

Le scraping avec un proxy, c’est légal ?

Collecter des données accessibles publiquement est en général autorisé, mais tout dépend de l’usage. Le RGPD s’applique dès qu’il y a des données personnelles, et chaque plateforme a ses propres règles d’utilisation. Nos conditions d’utilisation interdisent tout usage illégal.


Le bon protocole, sur de vraies IP mobiles

Le débat « IPv4 ou IPv6 » est mal posé. La vraie réponse, c’est les deux, dans le bon ordre : IPv6 d’abord pour la propreté et la capacité, IPv4 en secours pour la compatibilité. Et le seul endroit où ce dual-stack est natif, crédible et pilotable, c’est le réseau mobile.

Pour aller plus loin :

HexaProxy fournit des proxys 4G français en dual-stack : de vraies IPv6 et IPv4 d’opérateur, données par Orange, SFR, Free et Bouygues. Pas de réseau P2P, pas d’adresses recyclées. Juste de vraies cartes SIM sur de vrais réseaux mobiles.

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Article rédigé par l’équipe qui gère l’infrastructure HexaProxy : de vraies cartes SIM sur les réseaux Orange, SFR, Free et Bouygues, hébergées en France. Les comportements décrits ici (bascule dual-stack, rythme de rotation, mécanisme réseau) sont ceux qu’on mesure sur ce parc.

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